Le Guatemala est doté de 37 volcans sur » l’Arc d’Amérique Centrale », trois d’entre eux sont actifs. C’est beaucoup pour un pays de taille aussi modeste (1/14ᵉ du Québec).
Ajoutez plus de 300 «structures d’origine volcanique», appelées cerro et vous obtenez une contrée de randonnées aux itinéraires verts, d’altitudes respectables et cernés de villages qui sentent bon l’españolité teintée de culture Maya bien intégrée.
Cette diversité se reflète:
- dans la religion où le catholicisme est parfois syncrétique aux cultes ancestraux,
- dans la chatoyance des tissages et l’artisanat qui en découle,
- dans la cuisine,
- dans les langues régionales que l’on entend dans les rues (Caqchikel, Quiché, Mam, etc) et
- dans les nombreuses fêtes qui célèbrent à la fois les traditions anciennes et l’héritage colonial.
C’est l’un des derniers pays au monde où une part importante de la population, féminine surtout, porte au quotidien, jupes, ceintures, pourpoints traditionnels (huipiles), brodés de mil motifs plus flamboyants les uns que les autres.
Propos: Cet article traite de façon technique et logistique une treizaine de randonnées accessibles aux foldinguos d’itinéraires abrupts à arpenter de manière autonome et dont l’accès est effectué en transport en commun locos.
Table des matières:

Depuis Antigua
Depuis le Lac Atitlan
Depuis Quetzaltenango (dit Xela )
Depuis Jutiapa
D’ ANTIGUA
1 – Le Pacaya

- Volcan actif (gentiment)
- Altitude de départ : 1900 m.
- Altitude maximale : ≈ 2 550 mètres.
- Distance : itinéraire El Chino 5,6 km. L’autre itinéraire atteint 7 km.
- Dénivelé positif : autour de 610 mètres selon itinéraire.
- Prix d’entrée 100Q (20can$) c’est cher !
- Niveau : Fastoche
- Acces au chemin: Minibus de tourisme
Officiellement actif et très surveillé:
- Sa dernière éruption date de 2021,
- il s’échappe en permanence quelques fumerolles en divers lieux de la promenade.
Le cône sommital atteint 2550m, sa base est une promenade dominicale très très fréquentée.
La logistique d’accès au chemin depuis Antigua est des plus simplistes.
- À Antigua, montez dans un minibus qui vous déposera au centre d’accueil du parc du Pacaya.
- Réglez le boleto d’entrée abusivement coûteux (100 Q = 20 can $).
- Rencontrer votre guide accompagnateur local obligatoire, au demeurant sympathique mais terriblement superflu.
Le tour (transport + guide de groupe) s’achète partout en ville et se paye (en 2025) entre 100 et 300 Q… Cherchez un peu dans cette emblématique cité, ça vous promènera. Attention, vérifiez si les 100 Q du ticket d’entrée sont ou non inclus dans le « forfait agence ».
Le Pacaya est une randonnée de 2 h accessible à tous et toutes.
À partir du centre d’accueil du parc Pacaya
Le guide impose l’itinéraire « El Chino », court et direct vers un parfait panorama sur la vallée d’une part et sur le sommet d’autre part. Le groupe se déplace ensuite vers une coulée de lave aux fours fumants.

Si vous êtes venus pour vraiment marcher, filez devant et empruntez le sentier qui part à gauche au carrefour marqué « El Chino » car il s’approche de l’arête sommitale. C’est un peu plus long, mais cela vous porte au-dessus de la coulée de lave (sèche, naturellement) en vous isolant 20 min de la foule. Rejoignez le groupe par l’unique chemin à droite sur l’arête.
Durant ce tour, un certain nombre d’activités récréotouristiques sont proposées.
- cuire des marshmallows, beurk
- cuire une pizza, si si !
- accéder à une collection-boutique de sculptures de lave.
La promenade est « vendue » pour 3 h de marche, incluant de très nombreux repos… La réalité réduit la boucle à 2 h en lambinant fort sur un boulevard de terre meuble, en bas et de scories-gravillons, plus haut.
La descente s’effectue vers le stationnement « Corona ». Cela permet de randonner un circuit plutôt qu’un aller-retour et de s’enfiler une bière en attendant le reste du groupe.
Randonner le Pacaya, c’est s’offrir une bonne mise en jambe en terrain arboré, ludique avec, en bonus, «un peu plus d’altitude» qu’au Québec.
Ah oui ! Évitez la foule de fin de semaine, c’est une sortie familiale.
L’organiser soi-même depuis San Vincente Pacaya
J’ai travaillé sur la possibilité d’y aller seul depuis le village situé au bas du volcan (San Vincente Atacama). Pure gageure !
Aucune auberge n’est aussi peu chère que ce qu’on trouve à Antigua (où je dors pour 12 $).
Le prix d’entrée reste le même, 100 Q, mais il faut aussi engager son propre guide –> + 300 Q.
Bilan : un coût total prohibitif pour une randonnée de très petite envergure.
Rien à gagner sur cette sortie qu’on peut qualifier de 100 % touristique.
2 – Cerro El Cucurucho ≈ 2650m.

- Randonnée de montagne (Cerro et non volcan)
- Altitude de départ : 1500 m.
- Altitude maximale : ≈ 2 650 m.
- Distance : L’aller-retour par la finca El Pilar parcourt environ 16,5 km. Les itinéraires qui descendent vers San Vincente atteignent près de 20 km.
- Dénivelé positif : autour de 1 050 mètres selon votre point de départ.
- Prix d’entrée à la Finca El Pilar 50 Q ( 10can $ ) évitable.
- Niveau: pas si cool que ça.
- Accès au chemin depuis Antigua : bus de San Felipe à prendre en marchant sur la 7a oriente, il vous déposera au carrefour de la Finca pour 3 Quetzales
Randonner le mont El Cucurucho
C’est le point culminant du massif des montagnes Carmona qui dominent Antigua, il culmine à ≈ 2 636 mètres. Je le choisis lui, parce que je trouve son nom rigolo…
La randonnée est généralement considérée comme difficile en raison du dénivelé et parce que le chemin est ascendant en continu.
On remonte des cultures de maïs puis des forêts de chênes avant d’arriver à l’altitude des pins.
Le sommet est un champ fleuri tout plat qui offre une vue panoramique sur Antigua et les grands volcans environnants. (Agua, Fuego et Acatenango)
En traversant la partie privée du sommet qui appartient à la finca El Pilar, on rejoint les chemins balisés que l’association Carmona entretient pour les randonneurs, les trailers et les cyclomontagnistes. (Franchir le barbelé à gauche au fond du champ.)

Ces itinéraires balisés descendent vers San Juan del Obispo et se terminent dans une jolie plantation de café. Arrivé à la route, marchez jusqu‘au village et prenez le bus retour à 3 Q.
Une randonnée exigeante
La Finca El Pilar est une « réserve naturelle privée », elle collecte un ticket d’entrée de 50 Q (10 can$). On peut facilement zapper cette ponction en prenant un chemin agricole alternatif sur la gauche, lui aussi bien tracé qui rejoint le «boulevard officiel» beaucoup plus haut.
Observez les chemins en pointillés mentionnés par MapsMe, AllTrails ou OrganicMaps, ils sont tous existants et faciles à suivre…
3 et 4 L’Acatenango + Le Fuego

- Altitude de départ : 2350 m.
- Altitude maximale sur Acatenango : ≈ 3960 m (Camp de base 3650 m).
- Altitude Maximale du Fuego : ≈ 3600 m ( point d’observation 3400 m)
- Distance de la route: 13,5 km + 3 h vers le Fuego ou/et 3 h vers le sommet.
- Dénivelé positif : J1–> 1900 m
+ J2–> 300 m pour le sommet de l’Acaténango comme pour le Fuego. - Prix d’entrée au volcan seul 100 Q
- Niveau: Faut du chien et la continuité quand même .
- Accès au chemin : minibus tourisme, selon agences.
Une randonnée très populaire
Dans la catégorie « randonnées velues » autour d’Antigua, l’Acatenango est un énorme business. Ses 3990 m, aussi abordables techniquement que sur le plan pécuniaire, attirent quotidiennement des dizaines de candidats au défi frissonnant du randonnage en haute altitude.
Autre point fort : ce volcan est flanqué d’un frère siamois : le spectaculaire Fuego… En éruption continue, relié par un col étroit que l’on peut remonter jusqu’à 3600 m sans danger: Spectacle ébouriffant où les boums, crashhh, wizzzz de mollards incandescents restent à 200 m d’un point d’observation brassé par des vents aussi violents que glaciaux. (Tiens ta tuque à deux mains).
Une logistique très commerciale
Mille et une agences de tourisme vendent le ticket « transport + guides + 3 repas + nuitée » pour une somme équivalente à une seule sortie du samedi avec le « club randonnée-aventure » (grâce auquel je tente de me maintenir en forme les samedis) soit 60 can$ .
Vous avez parfaitement le droit de payer plus cher, car la concurrence fait rage.
Les différences de tarifs dépendent de la qualité des refuges à 3600m. Cela va de la guitoune de base à la chic et solide cabine à toit pointu avec vue sur le Fuego lointain : la classe à 400 $… Pour une « nuit de sommeil » qui se termine à 2 h 45. C’est vous qui voyez.
Suivez le guide.

Il suffit donc de suivre le mouvement vers le haut… La contrainte « groupe » est à considérer car nos accompagnateurs rassemblent la bande toutes les quinze à vingt minutes.
Trop longues poses pour les premiers, trop courtes pour les derniers, on parle donc de marche en accordéon.
Le fait est qu’à ce rythme, nous arrivons au camp de base en 4 h 30. Considérer 95 % de pentes vraiment ardues et un court segment final qui suit la courbe de niveau vers les terrasses aménagées de campements.
Au loin, plein Sud, son et lumière du volcan Fuego et à l’ouest, le sommet de l’Acatenango chapeauté d’un nuage qui restera vissé là toute la nuit.
Le sommet… entre météo et gentille arnaque
Réunion au refuge, nos chers ($) guides nous expliquent que l’on fait face à deux options:
- Levé à 2 h 45, départ vers le Fuego (1 h 30 de descente vers le col puis 1 h 30 de montée sur l’arête afin d’observer au plus près les émanations aussi incandescentes que régulières de la bête. Ensuite ce sera retour au refuge, vers 6 h, petit déj’ et descente finale.
Cette option étant hors programme, les guides en bon larrons, collecteront un supplément-surprise de 200 quetzales par candidat (amusant non ?)
Ou - Levé à 3 h15, ascension au sommet de l’Acatenango… mais à priori, il n’y aura rien à voir:
a) à cause du nuage qui le noie, et
b) parce que du point où ils emportent les groupes… On ne voit pas le Fuego catapulter sa lave !
Pourquoi est-ce une arnaque ?
Comment ça!? On ne voit pas l’éruption depuis le sommet? Pourtant on lit partout que le tour du cratère est totalement cheminable et qu’il offre bien une fenêtre sur le Fuego…
Le truc c’est que nos coquins d’accompagnateurs préfèrent vendre l’alternative qui se rapproche de l’éruption car elle leur rapporte de substantiels $ (leur argumentaire tend à bien survendre le trip).
Levé à 2 h 45.

Tandis qu’ Antigua en bas semble une ville gigantesque, l’Ataquenango reste couvert d’un opaque chapeau nuageux,… J’opte pour l’alternative Fuego à 40 can$ et finalement ne le regretterai aucunement.
Il y a bien longtemps que je n’avais eu l’occasion de m’approcher aussi près d’une éruption aussi spectaculaire.
—-
Retour du show au camp de base effectivement vers 6 h, petit dèj’ de porridge-platrier et descente finale vers la route en 3 h. L’affaire est pliée!
5 – Volcan de Agua

Ce stratovolcan doit son nom à une coulée d’eau dévastatrice qui ravagea la ville de Ciudad Vieja, toute première capitale du pays.
Suite à cette catastrophe, la population migra à Antigua, qui fut à son tour plusieurs fois détruite par des séismes ravageurs.
Cela explique que plus aucune église n’est intacte à Antigua et qu’il reste interdit de bâtir plus de deux étages (équivalent de 1 seul pour les Français).
Résultat, Antigua est aujourd’hui la plus jolie citée du pays, la plus touristique aussi!
On poussa de nouveau la capitale où elle sied actuellement, les 3 capitales sont visibles depuis le sommet du volcan de Agua.
Randonner l’Agua
- Altitude de départ : 2000 m.
- Altitude maximale : ≈ 3760 m
- Distance : 16,5 km
- Dénivelé positif : 1600 m, prévoir 7à 8h l’aller retour
- Coût d’entrée : 20 quetzals (4 can$)
- Niveau: Ça rigole plus du tout là.
- Accès au chemin : Depuis Antigua, prendre le bus pour Santa Maria de Jésus, il part du « terminal » derrière le marché. on peut aussi l’attraper sur la 7a oriente: 10 Q
- Coût accès 20 Q, qu’il ne faut pas chercher à zapper car l’office municipal investit beaucoup dans la réhabilitation sociale du volcan et sa sécurité.
Que tal de los ladrones?
Le volcan Agua traîne une abominable réputation de dangerosité criminelle.
Agressions à main armée, détroussages en règle, les blogues de voyageurs comme les plus gros sites de tourisme reportent moult agressions qui repoussent les plus téméraires randonneurs à la course au cône parfait de ce volcan géant… Enfin, pas tous.
Arrivé à Santa Maria de Jésus, je file à l’office du tourisme pour en parler un peu. Je rencontre Érik, responsable en poste depuis un an.

Une histoire de Jésus
Erik me rassure à propos de ces attaques crapuleuses qui ont bousillé la réputation du Volcan: Elles ont cessé;
- la bande est coffrée (il y avait complicité de policiers);
- 8 gardes de l’office du tourisme surveillent le premier tiers du chemin (là où se passaient les agressions);
- un mirador a été installé sur le point de stationnement haut du volcan.
Il me montre le livre d’or signé de nombreux randonneurs depuis un an.
Passionnant autant que passionné, Erik me raconte l’histoire du volcan, ses éruptions, son caractère sacré… Il évoque le Jésus en croix âgé de 200 ans installé dans la chapelle au creux du cratère…
Le dit Jésus, rénové il y a un an, fut rendu à la montagne lors d’une procession suivie par l’ensemble du village. (Allez voir l’article, les photos sont impressionnantes )

Le village fêtera bientôt l’anniversaire de cet évènement par une messe, là haut, dans le cratère…
Peu versé dans les gesticulations dévotieuses en général, je vois pourtant là une occasion de vivre un truc peu banal… Et décide de reporter ma montée à l’Agua au 29 novembre, jour de la messe-comémo-fête…
Enthousiasmé, c’est sans contrition que je rentre à Antigua à pied à travers les cultures et les villages… Le volcan de Agua resta ce jour-là caché dans un ciel des plus pâteux.
Santa Maria de Jésus, 28 novembre, le retour
Je suis resté en communication avec Erik. Son intention de procession au cratère a tourné court. L’état du chemin est horrible, boueux, collant. Le maire a déclaré l’accès au chemin impropre à une foule composée de personnes âgées, de mères portant leurs bébés, etc.
Je constaterai plus tard le bien-fondé de cette décision.
Consternation !
La messe aura donc lieu au fameux Mirador (premier tiers de l’ascension). On y accède par deux chemins : le premier est carrossable en 4X4, l’autre l’entrecoupe à travers les cultures.
Erik m’écrit que les participants partiront à 6 h, la messe est prévue à 8 h. Je prends le bus à 5 h 15 à Antigua et arrive à 6 h 20. Personne !
— Ils sont partis (?) me dis-je
— Je vais les rattraper (!) me répond-je
Ben non !
Sur place, il n’y a guère qu’une dizaine de fidèles et Erwin, l’un des gardes employés par Erik. Lui me dit que la messe n’aura lieu qu’à 10 heures.
Merdasse!
Un non évènement

Finalement, la messe ne réunit qu’une centaine de personnes arrivées égrenées sans procession, ni fête.
L’office est aussi fastidieux qu’une messe, je file avant la fin.
Monter au « El Agua »
m’apparait la plus coriace des randonnées depuis que je suis au Guatémala.
- 1600 m de dénivelé d’une shoote
- Chemin atrocement boueux – glissades en série ;
- Fatigue accumulée (?) encore un lever matutinal, 10ᵉ rando en 25 jours.
- Je porte plus lourd qu’à l’accoutumé car j’ai prévu de dormir dans le cratère : (sac de couchage, bouffe, boisson, vêtements chauds).
La soirée au cratère sera la vraie récompense.
Une quarantaine de grimpeurs sont montés pour la fin de semaine, chargés comme des baudets avec leurs tentes, leurs bardas et leur bonne humeur.
Soirée coucher de soleil, feu de camp, bavardages parfois techniques à propos d’autres volcans à taquiner.
30 novembre
Lever douloureux, j’ai « dormi » par terre dans la chapelle, pas eu froid, mais j’ai le cou torsadé.
Je descends sur des genoux douloureux et termine à partir du fameux Mirador, accompagné de 3 des guides de l’office qui m’attendaient… Sur ordre d’Erik et pour ma sécurité (hahaha 🙂 ) ». Il a suivi ma fin de semaine comme un ange gardien et tenait à faire démonstration de la sureté du chemin.
Sérieusement, si vous y allez malgré une trouille résiduelle, passez payer le droit de monter à « el municipio » et demandez une escorte lors de votre descente.


De SAN PEDRO LA LAGUNA ( Lac Atitlan)
6 – Volcan San Pedro

- Altitude : 3020 m
- Dénivelé depuis le lac : 1500 m (depuis le chemin : 1200 m)
- Distance de la randonnée depuis l’entrée : 9 km (du lac –> 11,5 km)
- Dénivelé positif : depuis le début du chemin officiel, 1200 m
- Dénivelé positif : depuis le lac 1500 m
- $ d’entrée : 100 quetzals (20 can$) trop cher!
- Accès au chemin : à pied on est à 2,5 km du Lac. Les tuk tuk osent jusqu’à 60 Q… Négociez si vous prenez cette option! Au retour, levez le bras en cas de passage d’un bus –> 2 Q.
Parti de l’auberge les mains dans les poches, débonnaire, je monte au chemin le ventre vide avec l’intention de prendre un café-omelette-frijoles à la terrasse du Plaza Maravilla.
Jolie vue sur le lac, je suis seul, il fait frais, pour l’instant le volcan San Pedro est dégagé.
Vingt dollars l’entrée (…pour les étrangers)
Le départ du chemin est à 200 m du comedor. Prévenu du tarif, je shunte discrètement l’entrée officielle à 100 Q qui me semble abusivement chère. (Je déteste cette discrimination au passeport qui considère le gringo comme un porte monnaie ambulant à tarir absolument (Les locaux ne payent que 20 Q)
Je dépasse le guichet en suivant la route sur 25 mètres au-delà de l’entrée
Je m’engage dans une sente empruntée par les travailleurs du café. De là, il me suffit de suivre la ligne de niveau sur 150 m pour rejoindre le chemin vers le sommet.
Attention: il y a 20 m plus loin encore sur la route, un sentier évident qui mène à un spot-panorama en 15minutes sur un autre versant de la montagne. Évitez l’erreur car ce sera 1/2 tour obligatoire.
Le reste est sans surprise, après être passé au travers des différents étages de cultures, le chemin entre dans la forêt puis monte, monte, monte droit devant, sans répit.

L’itinéraire est toujours clair et bien marqué, des panneaux notifient l’altitude atteinte de façon régulière, cela encourage le marcheur.
Deux ou trois spots pour s’asseoir, une « plateforme observatoire » avec des bancs pour poser son c… Quelques arbres mentionnés d’âges remarquables incitent aussi à marquer de courtes pauses. Les 2 h 30 d’ascension s’avèrent finalement solides.
Le top est un amas de gros rochers un poil banzaï à grimper, qui ne dépassent pas la hauteur des arbres. Pas de cône, pas de déconne.
Je vous laisse une image du sommet parce que finalement l’atmosphère fantomatique n’est pas sans être esthétique, mais sur place ça manquait de pep’s.
Retour au village en 1 h 30, un bus a la bonne idée de passer par là, je lève le bras, saute dedans jusqu’au carrefour qui entre dans San Pedro la laguna. 2 Q
7 – Volcan Atitlán

- Altitude : 3600 m
- Dénivelé positif : depuis le chemin : 1720 m
- Distance de la randonnée depuis l’entrée : 17 km
- $ d’entrée : gratuit
- Nom du chemin : St Jacques
- Difficulté : Sérieux
- Accès au chemin : Le chemin part de Santiago Atitlán
7h00. Le ciel est d’un bleu insolent, presque arrogant. Depuis Santiago sur les rives du lac, le cône parfait du volcan Atitlán se découpe avec une netteté chirurgicale. Pas un nuage.
C’est le piège classique de ces latitudes tropicales, limpide le matin, couvert à 10 heures, je tombe et retombe dedans au pas de course.
Je pars seul. Pas de guide, pas de groupe. Juste moi, une pomme et un demi-litre d’eau. La promesse? Une vue qui s’étend jusqu’au Pacifique.
L’ascension commence brutalement. Un volcan de plus qui ne connaît pas les virages serrés; ça grimpe droit dans le pentu.
Mélange de sueur et de poussières.
Les premiers gains en altitude traversent, je commence à assimiler le principe, les plantations de café puis les cultures de maïs qui s’accrochent aux flancs de la bête. La terre est noire, fertile, volcanique.
Une course contre la brume

Le vent tourne, littéralement.
Alors que mes quadriceps chauffent à blanc, des volutes de brumes s’infiltrent entre les troncs. Elles ne descendent pas du ciel, elles montent de la vallée, me traquent.
Course silencieuse entre mon ascension et la thermodynamique, il me reste peu de chance de percer le plafond avant la couverture totale de la pointe sommitale.
Le sommet fantôme
Vers 3000m la forêt laisse place à une végétation plus basse puis à plus rien. Les 500 derniers mètres de dénivelé roulent désormais sur des scories instables imposant une qualité de pose du pied sanctionnée par force glissades et déséquilibres.
Après trois heures quinze d’ahan, j’atteins finalement la lèvre du cratère, à 3 500 m d’altitude totalement noyée dans la brume.

Le légendaire panorama jusqu’à l’océan et sur les volcans voisins (Tolimán et San Pedro) est absorbé.
Je suis debout dans une purée de pois dense, passablement froide et humide. La visibilité est nulle, moins de cinq mètres. Le sommet n’est plus qu’un îlot de roches volcaniques.
Je m’assois sur une pierre qui semble chaude, ma pomme est délicieuse, la tête dans ce nuage. Yapuka redescendre.
Pour conclure:
La randonnée du volcan Atitlán est l’une des plus exigeantes de cet article par sa longueur, son dénivelé, sa très forte pente et la gravelle volcanique qui roulent sous les pas de la section finale.
En dormant à Santiago et en partant très très tôt, on optimisera les chances d’arriver en haut par temps clair.
De QUETZALTÉNANGO ( XELA)
8 – Volcan / Cerro Quemado

Ce volcan, antérieurement appelé Lajuj Noj, n’a plus de cratère, c’est pourquoi on l’identifie aussi sur les cartes et dans les récits sous l’appellation « cerro».
Il domine Quetzaltenango/Xela d’un côté et Almolonga de l’autre. Sacré, il est régulièrement foulé par la population locale.
- Altitude au départ de la route 1650m.
- Altitude maximale : ≈ 3210 m
- Distance : ≈ 15 km
- Dénivelé positif : ≈ 1500 m
- Difficulté : Pénible.
Le chemin est difficile à identifier malgré quelques balisages dans l’amas de rochers en abordant le sommet. - Entrée $ gratuite
- Départ du chemin –> au croisement 13ᵉ Avenida / 11 Calle à quelques quadras du Parqueo Centro América.
- Attention : n’y allez pas de cette façon.
Soyons cash Je ne recommande pas l’itinéraire que j’ai parcouru ! Non qu’il soit plus ardu que d’autres sur le plan physique; sur ce point , son profil présente même quelques belles sections en pente douce (rare dans ce pays).
Non ! Le problème, c’est la végétation qui, profitant de sa sous-fréquentation, reprend ses droits sur la trace, l’enfouissant parfois à l’extrême.
En me fiant benoîtement à la boucle proposée par d’AllTrails, je me suis fourvoyé dans le sens de l’itinéraire, ça devait arriver ! ( Quand on te dis de prendre un guide…).
Cela émèche un peu le niveau de confiance que j’avais investi dans cette application qui finalement ne sait ou ne dit pas tout.
Une vidéo qui montre le bon chemin:
L’APP AllTrail propose donc une boucle…
..mais elle ne conseille aucune option au carrefour clé à la sortie de la ville. J’ai pris à gauche, alors il fallait partir à droite.
Si ce paragraphe ne sert qu’à vous en informer, c’est toujours ça de pris.
Abordé par la gauche, je me suis rendu à un sommet de blocs entassés dont le dernier offre un 360 degrés sur les vallées… Très cool! malheureusement cela ne ressemblait pas aux descriptions que j’avais lues d’un top ressemblant à un champs de lave noire coupante.
De plus, mon sommet atteint, je fus incapable d’identifier la suite de la boucle, (une heure de recherche dans un terrain hasardeux). Pas déçu pour autant, j’ai improvisé une descente non mentionnée mais clairement identifiable sur le terrain.
Le cheminement de Wikiloc
Ainsi que le montre l’App Wikiloc, engagez-vous sur l’itinéraire par la droite… leur tracés pousse le randonneur à descendre sur Canton Chicua, un hameau de Almonlonga. ( Je pense que cela montre que le chemin de la « boucle des sommets » est vraiment difficile à trouver )

9 -Volcan Santa Maria

- Altitude 3800 m
- Dénivelé positif : Depuis le chemin : 1233 m
- Distance de la randonnée A/R depuis l’entrée du chemin : 8 km
- $ d’entrée : gratuit
- Difficulté : Pas pire
- Comment aller au départ de la rando: De Xela. –> Prendre un bus en direction de « llano » au carrefour 20 avenida / Diagonal 11 –> coût 5 Q
Parfaite et imposante pyramide stratovolcanique, le Santa Maria domine la commune de Llano de Pinal sise à une heure de Xela.
Rationnel et raisonnable, je vise les premiers bus interurbains pour m’y rendre, entre 6 et 7 h.
Le bus me lâche à 1 km du sentier face à cette imposante masse, 1200 m plus haute que mon chapeau, de quoi se sentir tout petit.
Jusqu’au croisement vers le Santiaguito
L’approche est douce, les terres maraîchères du bas, choux, radis, patates sont accessibles en pick up. Le chemin va se rétrécir avec le gain en altitude et le cadre forestier que je commence à bien connaître.
Pour autant, ça ne file pas « droit dans la pente » comme de coutume. On reste dans un effort raisonnable, une marche demandante sans être harassante.
Je constate que les chèvres qui ont fait le tracé avaient intégré la notion de lacet.
Les zigzags s’enchaînent, parfois entrecoupés de faux plats qui rendent la montée plus facile qu’attendue.
…À moins que mes cuisses et mollets aient finalement compris les principes de base après 3 semaines de courses sur les massifs du Guatemala.

L’œil sur l’altimètre, ma progression me surprend ; plus de 400m/h ( on parle de dénivelé ). Quelques fenêtres sur la vallée suggèrent des mini-pauses photos. Je mitraille le Quemado en face qui me reste à travers le gosier.
Il semble très bas, son flan bloque les brumes sur le ciel d’Almolonga, épargnant Xela de cette épaisse couverture blanche. Le phénomène va persister toute la journée.
S’approcher du ciel
Naturellement la progression change avec l’altitude et ce, pour deux raisons:
- Dans l’écosystème identifié « forêt de nuages », la terre est humide et glissante, les pas ripent sur la pente grasse, il faut parfois s’appliquer en posant le pied et utiliser branches et racines mises à disposition par dame nature.
- La trace se raidit, disparaît au profit d’amas de pierres, d’éboulements, sortes de coulées à remonter, imposant des enjambées hors normes.
L’avantage de ce type de terrain, au-delà du côté ludique de l’escalade facile, c’est que deux ou trois pas suffisent pour avaler un mètre d’altitude, on progresse donc vite, très vite.
Un sommet PMF* en 5 points.
- Le sommet offre un vrai 360 degrés. 60% de cette vue est une mer de nuages, le reste, c’est la vallée de Quetzaltenango aujourd’hui épargnée, spectaculaire à cette échelle.
- Le sommet est verdoyant.
Surprise! paisibles, des vaches ruminent une herbe verte et abondante. Comment sont-elles arrivées là ? Qui les trait ? Comment gère-t-on leur lait ? - Le sommet est occupé par une bande de jeunes adultes affalés qui, bible en main, décortiquent la parole du-père-du-gars-cloué sur la croix sommitale.
- Le sommet, c’est cette croix au pied de laquelle une femme se prosterne (front, nez, mains, genoux, orteils au sol, façon islam), criant son repentir, suppliant un pardon, jurant une conduite exemplaire contre un geste divin. Spectaculaire et bruyant.
- Le sommet c’est aussi, oh! désespoir, une canche, une jaille, une décharge, un chapeau pointu, un dépotoir!
C’est ahurissant ! Atterrant, scandaleux, totalement hors sujet en ce lieu de nature à l’accès « réservé ». Bouteilles abandonnées, emballages, sacs plastiques, les marques de chips et de friandises se font concurrence pour tapisser cette aire sacrée, si loin de tout. Mais que font tous ces osti d’morons à cette altitude ! Écœurant, quelle déception.
Je tourne le dos à ces vidanges, mange ma pomme et redescends par le même chemin.
* PMF, peut mieux faire, c’est probablement l’appréciation que j’ai le plus reçue durant ma scolarité. Démontrant par là-même un don pour les économies d’efforts dans l’apprentissage et le manque de créativité des professeurs-auteurs de ce commentaire en 3 lettres. Nostalgie.
10 -Volcan Santiaguito
- Altitude d’observation 2800 m
- Dénivelé positif : Depuis le chemin : 486 m
- Distance de la randonnée A/R depuis l’entrée du chemin : 8 km
- $$$ d’entrée : gratuit
- Difficulté : velours côtelé
- Comment se rendre au chemin: idem que Santa Maria.
La Santiaguito ne possède pas un sommet unique, c’est un complexe de coulées de lave et de cendres classé « dôme de lave constamment actif ». Il est sorti de Terre en 1922 suite à l’éruption de 1902 du Santa Maria. Nul doute qu’en forme, le show est spectaculaire. Il s’observe aussi par temps clair, depuis le sommet du Santa Maria.

S’approcher des jaillissements poussiéreux
Au départ le Santiaguito fait route commune avec le Santa Maria. Rapidement les itinéraires se séparent. Le carrefour marqué d’une flèche blanche sur un rocher indique votre but, restez sur le chemin à droite
À partir de ce point, on progresse quasiment sur la ligne de niveau, contournant le Santa Maria pour parvenir à un champ de poussières et de gravats volcaniques, point d’observation des éruptions…
« En éruption permanente depuis un siècle » !?
Passablement caractériel, à moins qu’il fût en grève, le « petit Santiago » m’apparait bien calme au moment où j’arrive à destination. Par surcroît, une épaisse brume l’envahissait alors qu’en altitude, le ciel restait diaphane. Je vous laisse cette vidéo du Santiaguito vu du Santa Maria un jour de grande forme…
Le titre dit « Santiaguito: Le volcan le plus dangereux du Guatemala ».
11 – Le Chicabal

- Altitude : 2800 m
- Dénivelé positif : depuis la route : 760 m
- Distance de la randonnée depuis l’entrée : 11 km
- $$$ d’entrée : 75Q incontournables
- Difficulté : Plutôt cool dans le style up and down ,
- Comment y aller : Depuis Xela. –> Prendre un collectivo (Van de 15 places) au carrefour 16e avenida / 6a Calle, c’est à 2 blocs au nord du Parque Benito Juarez, 10 Quetzales. Demander à être déposé au volcan à San Martin Chiquito. (Attention qu’on ne vous oublient pas).
Un itinéraire des plus simples
En sortant du bus, traversez la route, elle descend jusqu’à la rivière. Il faut maintenant remonter tout le village, puis monter encore un bon moment dans les cultures maraîchères et de maïs (pas de café ici) avant d’atteindre une piste large et carrossable.
Méchant patelin ce « Petit Saint Martin », étalé à la verticale, je dirais que cette première heure d’ascension constitue la partie la plus acariâtre de l’itinéraire… Parce qu’ensuite la piste propose un profil en vague. Ça descend, ça remonte, redescend, remonte… Jusqu’au bord supérieur du cratère.
Nul besoin de carte, de GPS ou d’un itinéraire pré-mâché sur une app, c’est un boulevard de bout en bout.
Au tiers du chemin, un péage difficile à contourner vous ponctionne joyeusement 75 quetzales. C’est très cher.
L’ensemble est accessible en 4×4. Deux compagnies locales sont agréées, il en coûte plus ou moins 100 Q.
Arrivé sur le bord supérieur du cratère, on prend tous la même photo depuis une terrasse dégagée de toute végétation.
Vue idéale sur le cratère-lac, rien à dire, ça a de la gueule.
Un sentier longe la crête du volcan. L’intérêt en est moyen car la végétation est dense et il n’y a qu’une petite fenêtre sur le lac du côté sud…
Descendre dans le cratère ?
On peut surtout descendre au bord du lac. Six cent marches qu’il faudra remonter… J’hésite parce que j’entends des cris monter, on dirait une bande de sales gamins qui font la fiesta. Ça manque de sérénité…
D’un autre côté, il est vrai que je ne reviendrai pas de sitôt…
J’ai bien fait ! en bas, le bord du lac ne manque pas d’intérêt.
Plutôt que des galapiats, le vacarme est le fait d’un groupe de femmes qui prie les forces du volcan avec tumulte, incantations, courbettes et chants sacrés.
C’est bruyant, moyennement harmonieux mais c’est pas du chiqué.
J’apprécie à distance respectueuse cette cérémonie maya mam-chrétienne idiopathique de la spiritualité et de la culture du Guatemala. Un homme en costume pratique dans son coin le même rite plus discrètement.
Cela confirme la réputation de la Laguna Chicabal comme l’un des lieux les plus sacrés par le peuple maya mam de la région de Quetzaltenango (Xela).
Reste à remonter
Depuis le bord de la lagune, plusieurs départs de chemin se rejoignent sur un « itinéraire bis » de remontée, lui aussi se termine par un escalier, mais beaucoup moins imposant que le premier.
De JULIAPA
12 – Le Suchitan
- Altitude au départ de la route 1000 m.
- Altitude au départ du chemin 1300m
- Altitude Maximale : ≈ 2000m
- Distance: ≈15km
- Dénivelé positif : ≈700 à 1000m selon votre départ
- Difficulté : Ça monte dru 95% de l’ascension, 2h théoriquement.
- Accès $$$: gratuit
Trois itinéraires existent pour gravir le Suchitan:
- Depuis le hameau El limonsur la route Jut 14
- Depuis le hameau Suchitan sur le route Jut14, un peu plus loin
- Depuis le hameau la Carbonera sur la CA1, ce sera mon choix car plus facile à mémoriser quand on aime les spaghettis.
À Juliapa, le «terminal concerné » se trouve près du marché. Prendre une buseta en direction de « Asunción Mita » ou mieux, de « Ipala » (il traîne moins) et vous faire déposer au carrefour cruce a aldea la carbonera, 10 Q.
Le chemin de terre – qui sera cimenté en 2026 – remonte jusqu’au hameau et atteint votre terrain de jeu en 3km d’échauffement.
Le Suchitan est un vieux volcan «bas» et sans cratère, il présente plusieurs pointes qui se chamaillent pour le titre de sommet.
Deux se distinguent:
- Le vrai point le plus haut, un «plat» forestier d’où aucune vue n’est Woaw, tant les arbres ferment le panorama.
- Une pointe rocheuse à grimper, bien émergée de la forêt, perchoir des urubus, un charognard noir à la tête pustuleuse.
Ce fut mon but.

En suivant le tracé de Wikiloc vous faites au plus efficace. Pourtant deux erreurs restent possibles.
- Après 15mn environ il faut sortir du chemin principal en prenant une sente moins évidente qui grimpe à droite (il y a une flèche blanche usée sur un rocher – Voir photo 1-).
- L’autre erreur potentielle se situe à la barrière de barbelé.
Il faut la franchir et monter droit dans la pente sur la droite en longeant la clôture plutôt que continuer tout droit. Une vieille flèche bleu peinte sur l’arbre l’indique; voir photo2.



À part cela, impossible de s’égarer. La rando rejoint la crête (pas la Crète – et c’est dommage, c’était exactement mon timing pour y aller) puis file vers:
- «El lomo del Gabarro» la pointe rocheuse réservée aux grimpeurs (escalade dans le 4 mais très très exposé) en prenant le chemin à droite dans la boucle finale,
ou - Le vrai sommet – via le tracé à gauche de la dite boucle- Vous marcherez 10mn de plus.
Je suis revenu sur mes pas jusqu’au village.
Jouer au livreur
Au village, Pédro, livreur de son état, ravitaillait une micro tienda. Je lui ai proposé un coup de main contre une dépose vers Asunción Mita, une bourgade dont on m’avait dit le plus grand bien.
Échange de service, de bons procédés, de conversations et de rigolades dans la cabine du chauffeur. Je ne suis jamais aussi heureux que lorsque j’arrive à nouer un lien avec les locaux en plein quotidien.
13 – Volcan Ipala

- Altitude au départ depuis la route 900 m.
- Altitude au départ du chemin 1150m
- Altitude Maximale (autorisée) : ≈ 1600m
- Distance: ≈ 14 km
- Dénivelé positif : ≈ 700
- Difficulté : Plaisant
- Péage $: 10Q
Du même terminal que pour le Suchitan, prendre impérativement la buseta qui se rend à Ipala et demander au chauffeur de vous débarquer al cruze del volcan. Le carrefour est très connu et très identifié.
La route est goudronnée jusqu’au village à environ 2km, le chemin lui succède sur une distance similaire. C’est un très joli chemin creux qui ressemble à un torrent asséché. Terre et grosses pierres imposent une certaine vigilance. Le dénivelé étant minime, l’affaire est conclue en moins de deux heures.


Surprise, INGUAT est dans la place
En arrivant au cratère-lac, passons à la caisse… Un poco agaçant quand on est pas prévenu, car j’emporte toujours le minimum de cash dans l’éventualité de mauvaises rencontres.
INGUAT, c’est l’Institut guatémaltèque du tourisme, il régit le site, le tarif reste donc modeste.
– Ha! faut payer!… Cuanto?
– 10 quetzales.
… (2$ ça reste raisonnable).
– Quel est votre nom ? Votre nationalité ?
Impassible façon Buster Keaton
– Moricio Lopez, j’habite ici.
L’ado en faction ne pose pas de question, 🙂 ça passe ! Faut vraiment pas grand-chose pour me distraire.
Depuis le cratère
Une petite boutique, un réfectoire, possibilité de location de tente et de matériel de camping, des tables de pique-nique, une aire de jeu plus ou moins entretenue : le cratère est un lieu récréatif orienté famille.
Sur la gauche, un chemin permet d’accéder à une plateforme surélevée.
Photo.
Plus intéressant, un sentier attaque à droite vers une pure forêt de nuages préservée, interdite d’exploration. Depuis les fils barbelés tendus, on voit les arbres transformer la nappe de brouillard en gouttes de pluie.
Alors qu’il fait plus de 25 degrés, les conditions microclimatiques entraînent une saturation de l’air qui s’échappe en gouttelettes d’eau. Les arbres sont surchargés de mousses et d’épiphytes (orchidées, broméliacées, fougères, lichens d’ épaisseurs exubérantes).
Redescendre vers Agua Blanca
Il n’est pas sot de redescendre par la large piste en direction de Agua Blanca, en 2h de marche facile et réaliser ainsi un parcours plutôt qu’un aller-retour. La partie supérieure de cet itinéraire offre de somptueuses vues sur la vallée et le volcan Chingo qui marque la frontière avec le Salvador. On trouve des busettes retour à Jutiapa dans le village de d’Agua blanca.
Voilà, cela fait 13 volcans guatémaltèques réalisés en un gros mois. J’ai travaillé sur la logistique des « Zunil » et « Amayo » sans avoir eu le temps de concrétiser… Mais je reviendrai.
Y’en a un peu plus, j’vous l’met quand même?
14 – Le Volcan de Culma
Il fallait dans cet article que fut proposé une randonnée super-pépère, c’est le volcan de Culma qui s’y colle. Logique! il est le plus petit volcan répertorié du pays.

- Altitude au départ : quasi en ville 900 m.
- Altitude au départ du chemin 900m
- Altitude Maximale : ≈ 1000m
- Distance: ≈15mn
- Dénivelé positif : ≈ 100m de dénivelé depuis le « C. Vichelas », le bar sis à sa base.
- Accès $$$: gratuit
- Niveau: Débonnaire! Pour corser l’affaire, allez-y à cloche-pied, à reculons ou sur les mains.

Depuis le marché de Jutiapa, marcher 3 km en direction d’El Progreso ou attraper une buseta qui file vers El Progreso. Ne demandez pas combien ça coûte, faites-vous débarquer au bar-restaurant « C.Vichelas » et donnez 2 quetzales au commis de service, c’est déjà pas mal!
Il reste à emprunter le chemin sur le côté gauche du restau, repérer le passage dans la clôture et piquer à angle droit à gauche dans la prairie en direction de la montagnette qui se trouve à 100 m, c’est bien le Culma.
Remonter le chemin jusqu’aux rochers finaux. Sortez le pack de bière, il est encore frais, cela n’a pas pris 20mn.
J’y suis allé en soirée vers 18 h avec Hector, un cousin de mes logeurs, nous voulions juste nous rapprocher de la dernière pleine lune de l’année, particulièrement volumino-lumineuse ce mois-ci.
Pour aussi peu élevé que soit le téton, il offre une vue parfaite sur la ville tandis que le chemin de pierres se grimpe plaisamment.
Après avoir refait le monde, nous avons pris le chemin inverse et, privilège familial étant, c’est Luis qui nous a ramené à l’appartement.










