Je n’aurais pas dû atterrir à Cancun. L’idée d’une traversée logique de la côte Caraïbe vers le littoral pacifique ne fut pas la plus lumineuse.
- Trop de lieux déjà vus.
- Trop de kilomètres
Connaissant plutôt bien le Yucatan, j’ai ressenti dès mon arrivée le besoin de fuir rapidement la péninsule et ne me suis pas suffisamment posés dans les villes étapes de cette première partie du voyage.
Trop touristiques à mon goût, trop vues et revues, même en cherchant les villages alentours , je ne me suis pas donné le temps de goûter pleinement ces étapes et n’en ai tiré que peu de plaisir.
Mauvaise décision ( bis): les 3000 km à parcourir en bus …
Il fallait les encaisser, d’autant que je ne voulais pas les faire de nuit…
Je regrette de ne m’être poser directement à Puerto Vallarta pour en repartir après une boucle vers le centre et le nord du pays… destination plus propice à mes attentes et à l’option « slow tourisme » qui va si bien.
D’un autre coté le Mexique c’est très grand et je m’aperçois que je pourrais y revenir encore et encore…
Et pis?
Ce n’est pas qu’il ne me soit « rien arrivé » de plaisant, non non! Je suis juste allé trop vite et ai joué de malchance avec la logistiques des moment forts repérés
- le volcan Chichonal
- le gouffre des perroquets
- l’ascension duToluca,
- L’escalade du pena de Bernal,
- l’incroyable Guanajuato,
- La rando du Paricutin
et sans attendre aller à Tuxtla, Puerto Angel… pas plus de 3 à 6 jours dans chaque ville.
Dix stops en 45 jours cela correspond beaucoup trop à un marathon selon ma perception des choses.
Campeche
Je rejoins Campeche jolie cité qui a trop grandi, fait trop de bruit et où circule trop de gaz d’échappement.
Seul le centre historique coincé dans ses remparts hispaniques tricentenaires, est préservé de la suractivité.
Par chance pure, mon hôtel à deux balles est à moins de 500m de cet îlot de paix quasi pièton.
Rues pavées, façades colorées, bancs à l’ombre, sculptures de bonze ici et là.
Il est agréable de zigzaguer dans ce plan en damier Nord-sud, Est-ouest et se laisser surprendre par la cathédrale, le kiosque de la plaza centrale, les tours rondes des remparts, la « Porte de la Terre » et quelques batiments conquistadores bien sauvegardés souvent convertis en hôtels ou patios-restaurants plutôt classieux.
Organiser mon voyage
Avec ses nombreux bancs publics, ses cours ventilées et ses agréables cafés, Campeche m’offre un cadre propice à la réflexion qui m’a manquée jusque-là pour construire un itinéraire cohérent à ma virée hivernale.
De Cancun à Puerto Vallarta d’accord, mais en passant par où et surtout pourquoi faire?
Les objectifs identifiés restent épars. Les distances entre deux points d’ntéret sont considérables et imposent des logistiques complexes pour le voyageur en transports en commun:
• Plonger les Cenotes Dos Ojos, c’est fait;
• Grimper un ou plusieurs volcans (en activité si possible);
• Longer la côte pacifique que je n’ai jamais fréquentée;
• Descendre dans le gouffre des perroquets;
• Randonner, marcher, bouger mon C.. dans les régions de relief et montagne
Le tout en mode petit budget et en prenant mon temps. Trois mois me semblent si courts
Campeche,
Sise sur le golfe du Mexique, c’est la mer des caraïbes qui rythme les marées et livre sa houle aux marins comme aux plaisanciers.
En marge de l’héritage des remparts, la ville s’est dotée d’une « croisette » élégante.
Une série de sculptures de bronze en relation avec l’histoire de la ville rythme la promenade du flaneur que je suis.
• L’ange maya,
• la femme du pêcheur,
• la rencontre des deux mondes,
• et quelques grands hommes qui ont fait la ville…
Chaque stèle est installée sur une vaste aire ciculaire, sur le pourtour l’ombre de palmiers protège les bancs qui font face à la mer.
Ville moyenne (220 000 hbts) encore trop grande à mon goût, j’en pars sans regrets direction Villahermosa où j’ai dégoté une chambre chez l’habitant à prix raisonnable (La première en 10 jours) à un bloc du centre-ville.
Villahermosa
Villahermosa, ça signie « ville jolie », loin d’être moche, je dirais plutôt ville sympa.
Fondée en elle fut tres vite abandonnée par ses fondateurs victimes d’épidémies massives et dévastatrices, son plan fut repris plus tard c’est pourquoi elle ne ressemble pas aux villes historiques mexicaines.
Un centre ville 90% pietons et ça change tout.
J’ai adoré errer dans ces ruelles pavees et tenter des photos
Tuxtla Guiterez
Pourquoi diable s’arreter une semaine à Tuxtla? ënorme ville poumon économique, capitale de l’état du Chiapas? Pourquoi ?